je ne l'avais pas encore fait, alors, voici un petit extrait !!
"De gigantesques géraniums fleurissent des bacs de bois, énormes pots impuissants à contenir la vie débordante de ces végétaux roses et rouges. Un filet d’eau s’en est échappé il y a peu. Ce ne sont pas tant des jardinières de fleurs que des fontaines de pétales, de lianes vertes et de petites feuilles odorantes. Un treillage ploie sous l’impudeur d’une vigoureuse clématite violette qui épanouit ses fleurs charnues et délicates.
Un bain d’oiseaux complète l’idyllique tableau. A défaut d’y voir pour le moment de petits oiseaux, Claire remarque quelques guêpes qui viennent y boire.
« Sympa, non ? On va être bien ici, on va pouvoir souffler un peu, loin du travail, du téléphone, de la famille, des potes, des obligations et des horaires. »
Érik soupire bruyamment et ajoute : « on va s’en faire, des grasses matinées, tiens ! »
Il est ravi. Ravi, heureux, détendu.
Si Claire pouvait être aussi calme et à l’aise, elle profiterait sûrement elle aussi de la vue qui s’offre à elle mais une nausée persistante lui enserre le ventre depuis ce matin, il est midi et elle commence à avoir très faim. D’autant plus que le voyage l’a épuisée, elle prend une chaise pour souffler un peu et se poser.
Elle a la tête si lourde, l’estomac si pesant et la vessie si pleine…..Elle a si faim. Elle ne rêve que d’un bon repas, d’une bonne sieste et ensuite, on pourra envisager de longues balades le long de la plage et aussi, investir les musées. Un haut-le-cœur interrompt sa rêverie et la précipite aux toilettes. Juste à temps.
« Ça va ? Qu’est ce que tu as ? Tu as besoin d’aide ? »Érik s’enquiert de son état de santé en passant la tête par la porte. Elle est partie si vite qu’il n’a pas eu le temps de la suivre, si ce n’est des yeux.
C’est surprenant, elle qui n’est jamais malade.
« Enceinte. Elle est enceinte, pas malade, pas malade du tout. »
Le bain d’oiseaux est constitué d’une vasque de pierre aux rebords arrondis érodés par l’eau et polis par les petites pattes de volatiles habitués. Sur le bord, on a posé et scellé une sorte de petit angelot qui fait mine de se tremper les pieds dans l’eau stagnante.
Interdit, Érik le voit tourner sur lui-même, se dévisser le derrière de l’aviaire baignoire, secouer ses petons comme un chien se débarrasserait de l’eau restée dans sa fourrure après un bain, sauter prestement au sec et poser les deux mains sur ses hanches.
Qu’il lui parle ensuite ne le surprend pas plus que cela, sa première surprise de le voir s’animer ne s’est pas évanouie : « Ta petite épouse n’est pas malade, elle attend un heureux événement, un heureux événement, c’est tout, c’est tout ! »
La chose est petite et en elle, tout semble sautiller, même les mots. Respectable, de ce respect que l’on se sent obligé de devoir à quelque enfant, pour sa naïveté claire et sa douceur. Haute de trois pommes, pas davantage, elle se hisse tout de même sur une des chaises, celle-là même que Claire utilisait il y a quelques instants. Son teint grisâtre de pierre sale contraste avec la blancheur de la chaise qu’on doit repeindre au début de chaque saison touristique.
C’est insaisissable. Tous les schémas d’analyse de cet ingénieur de 35 ans sont brutalement mis à mal par un amas calcique qui vient de prendre vie sous ses yeux, sans logique aucune.
Il a la bouche sèche, ses mots se coincent dans sa gorge, se yeux papillotent et ses idées se bousculent.
« Tu n’es pas réel, ce n’est pas possible »murmure t il au comble de l’incrédulité, secouant la tête de droite à gauche, comme on dit non à un mauvais rêve."
Un bain d’oiseaux complète l’idyllique tableau. A défaut d’y voir pour le moment de petits oiseaux, Claire remarque quelques guêpes qui viennent y boire.
« Sympa, non ? On va être bien ici, on va pouvoir souffler un peu, loin du travail, du téléphone, de la famille, des potes, des obligations et des horaires. »
Érik soupire bruyamment et ajoute : « on va s’en faire, des grasses matinées, tiens ! »
Il est ravi. Ravi, heureux, détendu.
Si Claire pouvait être aussi calme et à l’aise, elle profiterait sûrement elle aussi de la vue qui s’offre à elle mais une nausée persistante lui enserre le ventre depuis ce matin, il est midi et elle commence à avoir très faim. D’autant plus que le voyage l’a épuisée, elle prend une chaise pour souffler un peu et se poser.
Elle a la tête si lourde, l’estomac si pesant et la vessie si pleine…..Elle a si faim. Elle ne rêve que d’un bon repas, d’une bonne sieste et ensuite, on pourra envisager de longues balades le long de la plage et aussi, investir les musées. Un haut-le-cœur interrompt sa rêverie et la précipite aux toilettes. Juste à temps.
« Ça va ? Qu’est ce que tu as ? Tu as besoin d’aide ? »Érik s’enquiert de son état de santé en passant la tête par la porte. Elle est partie si vite qu’il n’a pas eu le temps de la suivre, si ce n’est des yeux.
C’est surprenant, elle qui n’est jamais malade.
« Enceinte. Elle est enceinte, pas malade, pas malade du tout. »
Le bain d’oiseaux est constitué d’une vasque de pierre aux rebords arrondis érodés par l’eau et polis par les petites pattes de volatiles habitués. Sur le bord, on a posé et scellé une sorte de petit angelot qui fait mine de se tremper les pieds dans l’eau stagnante.
Interdit, Érik le voit tourner sur lui-même, se dévisser le derrière de l’aviaire baignoire, secouer ses petons comme un chien se débarrasserait de l’eau restée dans sa fourrure après un bain, sauter prestement au sec et poser les deux mains sur ses hanches.
Qu’il lui parle ensuite ne le surprend pas plus que cela, sa première surprise de le voir s’animer ne s’est pas évanouie : « Ta petite épouse n’est pas malade, elle attend un heureux événement, un heureux événement, c’est tout, c’est tout ! »
La chose est petite et en elle, tout semble sautiller, même les mots. Respectable, de ce respect que l’on se sent obligé de devoir à quelque enfant, pour sa naïveté claire et sa douceur. Haute de trois pommes, pas davantage, elle se hisse tout de même sur une des chaises, celle-là même que Claire utilisait il y a quelques instants. Son teint grisâtre de pierre sale contraste avec la blancheur de la chaise qu’on doit repeindre au début de chaque saison touristique.
C’est insaisissable. Tous les schémas d’analyse de cet ingénieur de 35 ans sont brutalement mis à mal par un amas calcique qui vient de prendre vie sous ses yeux, sans logique aucune.
Il a la bouche sèche, ses mots se coincent dans sa gorge, se yeux papillotent et ses idées se bousculent.
« Tu n’es pas réel, ce n’est pas possible »murmure t il au comble de l’incrédulité, secouant la tête de droite à gauche, comme on dit non à un mauvais rêve."

2 Comments:
Que l'aventure commence ! Bonne chance à ton livre, Claire.
Amitié,
Romane
Merci pour tes encouragements, romane, ça me va droit au coeur !
En espérant que cela soit une longue aventure .....
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